Sauvons les abeilles grâce à l'agriculture biologique - Saving the Honeybee Through Organic Farming
Par Ecobios2, vendredi 16 mai 2008 à 10:35 :: General :: #8 :: rss
Les méthodes mono-culturales suppriment la flore "sanctuaire" qui assurait l'équilibre des espèces en accueillant les insectes, et génèrent des effets néfastes non appréhendés.
C'est une bonne chose de remplacer les phytosanitaires dangereux pour la santé par de nouvelles molécules et techniques. Par contre, il faut une veille d'impact efficace et donner une plus grande place aux apiculteurs, professionnels en prise directe avec les effets secondaires réels des produits utilisés.
En effet, les enquêtes menées par l’Institut de la Science dans la Société (ISIS), ont mentionné une interaction synergique entre l’utilisation récente et généralisée de nouveaux pesticides (y compris la toxine Bt par les plantes génétiquement modifiées, ou OGM) et les infections fongiques [1, 2] ] (Parasitic Fungus and Honeybee Decline , Parasitic Fungi and Pesticides Act Synergistically to Kill Honeybees ?, SiS 35).
L’agriculture biologique doit être adoptée à grande échelle pour sauver les abeilles.
En conclusion, des niveaux sub-létaux de pesticides, y compris les biopesticides produits par le gène Bt dans les plantes génétiquement modifiés (OGM) qui couvrent quelques 30 pour cent de la superficie mondiale [cultivée avec des OGM], désorientent les abeilles, qui se comportent alors de façon anormale et compromettent leur immunité vis-à-vis des infections.
Une récente étude réalisée en France a montré que des abeilles, alimentées avec des doses sub-létales de protéines Cry1Ab provenant du Bacillus thuringiensis (une toxine qui est synthétisée dans le maïs MON 810), affectent la consommation alimentaire des abeilles et/ou les processus d’apprentissage qui conduisent à des troubles dans l’alimentation de celles-ci [16].
En fait, c'est encore une histoire de dose, comme pour le vin une légère consommation a des effets bénéfiques mais une exposition trop fréquente est délétère. En effet, utiliser à des moments précis le Bacillus thuringiensis est utile mais sa diffusion en continu dans des plantes cultivées sur de grandes surfaces agricoles causera des ravages sans précédents.
Il faut rappeler que l'humanité ne survivrait pas 3 ans à la dispariton des abeilles...
Consulter l'article en anglais : http://www.i-sis.org.uk/honeyBeeOrganicFarming.php
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